Il a porté la flamme olympique à Beauvais ce jeudi 18 juillet 2024 !

Bel exploit de Jean-Luc Bonnay, en traitement pour la maladie de Waldenström

Jean Luc a eu bien du courage et de la volonté pour participer à cet évènement national malgré son état de santé précaire.

Déjà mis à rude épreuve en 2009 avec un cancer de la prostate, Jean Luc, 60 ans se bat actuellement contre la maladie de Waldenström qu’il a découvert fortuitement en 2020 suite à une anémie de cause indéterminée. C’est en 2022 que le diagnostic est posé après une errance de 2 ans.

Déterminé à se battre, Jean Luc a besoin de challenge pour garder le cap. Il a même retardé avec l’accord de son hématologue son traitement de quelques mois pour participer à son 39ème festival de Cannes car il est fan de cinéma et animateur-producteur de l’émission Cinématique sans toc sur Radio Mercure.

Ceux sont ses filles qui l’ont poussé à ce nouveau challenge et ont proposé sa candidature pour porter la flamme olympique fin 2023.  « On a eu l’idée de l’inscrire parce qu’il correspondait à toutes les valeurs du sport/santé« , confie Charline, sa fille aînée. C’est avec surprise que Jean Luc a reçu la réponse positive 3 mois après. Environ 100 000 personnes s’étaient inscrites et Jean Luc a été sélectionné parmi les 30 000 personnes restantes. Il a eu du mal à y croire ! Maintenant, il devait brandir la flamme « pour tous ceux qui ne pourront pas la porter » et « pour faire connaître au plus grand nombre cette maladie rare du sang ».

Jean Luc a dû s’accrocher pour réussir cet objectif car la maladie l’a bien diminué physiquement : Il s’est entraîné pendant plusieurs mois avec un coach sportif pour savoir réaliser les « 200 mètres en petites foulées ». Heureusement à chaque baisse de moral et de fatigue intense, Il était porté par l’amour de ses filles et le soutien de tous les membres du service hématologique de la clinique de l’Europe à Amiens. Sa crainte majeure était de ne pas être suffisamment en forme le jour J. Le suspens a duré jusqu’au bout : Jean Luc venait de terminer 6 jours avant l’épreuve, sa 2 -ème cure d’immunochimiothérapie qui a entraîné une baisse d’énergie importante et comme si le sort s’acharnait sur lui, il a malheureusement fait un pic thermique nécessitant un traitement antibiotique contraignant, 48 heures avant l’évènement. Mais c’est avec un courage et une détermination sans faille qu’il a porté la flamme olympique, secondé par sa fille aînée tout au long du parcours.

« Les organisateurs des jeux olympiques nous ont bien accueillis ! Tout a été prévu et pensé : Un bus a été mis à notre disposition pendant les 5 heures d’attente et un fauteuil roulant était prévu si je chancelais pendant le parcours. De plus, une bulle de 30 cm de sécurité autour de moi a été mise en place. J’ai ainsi pu courir sans masque et sans crainte d’attraper un virus. Je suis fragile en ce moment ! J’ai surtout été porté par l’acclamation des gens, tout le long du chemin qui mène à la cathédrale de Beauvais » explique Jean Luc, ému en se remémorant ces moments forts. Ses filles ont bien fait d’inscrire leur père. Il a réussi avec brio cet exploit !

Mais l’aventure ne s’arrête pas là ! Jean Luc va porter l’esprit olympique pendant 4 ans. Il réfléchit comment mettre en place dans sa localité des petits groupes ludiques d’animation auprès des jeunes enfants pour « vulgariser et atténuer l’impact » des mots qui font peur comme Cancer, chimio et le terme difficile à prononcer de Waldenström, bien sûr !

« C’est un sujet sensible qui me tient à cœur ! faire parler les enfants, les rassurer ! Tous ces mots chargés d’angoisse et de crainte que les enfants entendent dans leur famille, à la télévision ! ».

Jean Luc pourra bénéficier de l’association « Perspectives contre le cancer » pour mener à bien cette nouvelle mission dans son Beauvais natal.

On lui souhaite une bonne continuation.

Annie – Groupe de soutien Waldenström France

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